Le PÉROU: toute une aventure en famille!
Voyage au pays des Incas avec les enfants: trois semaines de rencontres, d'émerveillement, de dépaysement et d'aventures!

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Trek de Lares en 2 jours

 

Nous avons vécu toute une aventure dans ce trek de 2 jours qui me faisait un peu peur, je dois vous l'avouer. Après le trek du Canyon del Colcá, qui était très difficile à monter, je craignais celui-ci. Mais en fait, cela s'est révélé être notre plus belle randonnée à vie!
 
Nous sommes passés par toute la gamme des émotions, et ce n'est pas une phrase placée comme ça. Quand je dis toutes les émotions, ce sont les belles comme les moins belles...
 
Je vous raconte...
 
Mardi 4 mai

Réveil vers 6h00, comme d'habitude. On déjeune dans notre chambre avec du pain, de la confiture, des bananes et du jus d'orange trop sucré.
 
On part en taxi avec notre guide, Mario, mais il préfère qu'on l'appelle par son surnom: Chíno! (C'est vrai qu'il a un petit look chinois). Il a 28 ans, il est souriant, on va bien s'entendre, c'est certain! 
www.leaplocal.org/locals/view/126

Notre chauffeur de taxi porte le surnom de Rambo, car il est beaucoup plus grand que la normale des hommes du Pérou!
 
Après 1 heure de route en montagne sur terrain de terre très accidenté (nous sommes même descendus pour alléger le poids de la voiture sur un passage de boue!), nous arrivons au point de départ, le village de Patacancha, avec environ 30 maisons en terre avec toit de paille.
 
Santos, 30 ans, sera notre "horse man". On rencontre sa famille et il tient absolument à ce qu'on mange des patates dans une salle qui me semble être une salle à manger. On mange, sans envie, 1 patate bouillie avec ou sans pelure.
On demande s'ils ont des cochons d'Inde (cuí), et il nous dit que oui. Alors, la femme entre dans sa cuisine et nous dit d'attendre, car elle veut que ce soit propre. Elle arrache une branche d'arbre pour passer le balai!
 
Puis, on peut entrer. Les cuí font de drôles de petits bruits et sont cachés. Les filles leur donnent des feuilles pour les attirer et les nourrir. Il y en a de très gros et de tout petits comme au Québec! Il y a aussi une poule qui se promène.

 
La femme en profite pour étaler, dehors, des choses qu'elle veut nous vendre. Mais, c'est un peu gênant, on n'achète rien, car nous n'avons aucun besoin pour l'instant.
 
Puis, la grande fille de Santos, Elisabeth, 10 ans, décide de faire le trek avec nous. Sa maman lui refait de belles tresses avant de partir.
C'est vrai, je dois vous dire qu'ici, les hommes comme les femmes portent les vêtements traditionnels. Santos a un chapeau très coloré et un poncho. Elisabeth porte la jupe, plusieurs chandails de laine, un châle très épais, un chapeau très spécial et tous portent des sandales noires fabriquées avec des pneus recyclés.

 
Nous avons un cheval pour les filles avec une selle et un cheval pour les tentes et la bouffe.
Santos porte le gros sac à dos de Steve, qui n'est pas lourd, car nous avons apporté le minimum. Il le trouve très agréable à porter. Santos n'arrête pas de nous dire qu'il est léger et confortable! Elisabeth porte un sac-couverture avec la nourriture dedans. Santos apporte également son poste de radio avec lui!

 
Il est 10h00 lorsque nous partons. Nous sommes à 3700 mètres d'altitude. Les paysages sont grandioses. Nous sommes entourés de montagnes vertes. La montée est parfaite, car il y a des plateaux et ça monte graduellement. Je suis essoufflée, mais nous y allons tranquillement et ça va bien. J'ai  les bâtons de marche de Steve, et Chino a passé son bâton à Steve.
 
On prend beaucoup de photos, c'est tellement beau. On ralentit le groupe qui nous attend toujours un peu au loin.
  À chaque fois qu'on tourne un coin, c'est encore plus beau ou différent, on ne peut s'empêcher de filmer ou de photographier.  Il y a des lamas, des alpagas, des moutons, des chevaux.
Il y a des maisons en terre avec la paille sur le toit, des gens avec leurs habits traditionnels, des enfants.
  
 
 
 
Il y a des montagnes enneigées au loin, des ruisseaux... Il y a Audrey, seule sur le cheval qui traverse des rivières.

 

 

 

 

Il y a Sophie qui marche côte à côte avec la petite fille. 2 cultures tellement différentes. Comme elles sont belles!  Ce sont ces moments qui viennent me chercher et qui font que j'aime tant voyager avec mes enfants!

 
Petit ennui en chemin, Sophie a envie de caca 3 fois plutôt qu'une. Cela nous inquiète un peu...  Et ce n'est pas le moment idéal pour ce genre de choses. Steve et moi avons un peu peur qu'elle soit malade... on est loin des vraies toilettes et du confort de l'hôtel...  Mais elle fait ça comme une professionnelle.  Bon, on pourra dire que Sophie a laissé sa trace dans les montagnes du Pérou!!!
 
Nous sommes sur le bord d'un lac, au pied d'une montagne. C'est magnifique.
 

 
Nous mangeons des sandwiches au poulet (préparés par le resto de l'hôtel) délicieux, des bananes et des biscuits aux pépites de chocolat. Sophie mange un peu.
 
Nous repartons vers 12h15, nous devrons passer un col de 4500 mètres, qui est rempli de nuages. Chíno me dit que c'est de la bruine, alors nous serrons toutes nos choses dans notre sac à dos de jour et nous mettons nos manteaux de pluie. Nous portons nos mitaines et notre tuque, car il ne fait pas chaud. Les filles marchent pour se réchauffer, car sur le cheval, on ne dépense pas beaucoup d'énergie!

 
Rendus dans les nuages, il commence à tomber de la petite grêle. Au début, on trouve ça drôle. Puis, la grêle se transforme en pluie et nous devenons vite trempés. Sophie marche loin devant avec Santos et sa fille. Il lui a installé une couverture sur les épaules. Chíno s'est mis un poncho de plastique (pour les touristes).
 
Bref, nous avons marché sous la pluie et/ou la grêle pendant une bonne heure. Les pieds dans la terre mouillée, la boue, l'herbe mouillée... Audrey marchait derrière moi, avec Steve et elle en a chialé un bon coup! Steve me regardait et ne disait pas un mot. C'est vrai que ce n'était pas très drôle. Les mitaines mouillées, nous avions les mains gelées, les manteaux trempés, les pantalons trempés qui nous collaient aux cuisses, les lunettes pleines d'eau... Cela nous semblait interminable. Et Elisabeth, en jupe et en sandales qui n'a jamais chialée... Je n'ose imaginer la scène si mes filles avaient été vêtues de cette façon! Mes filles ont compris qu'elles ne devaient pas trop se plaindre. Ces gens sont depuis leur tout jeune âge en sandales, elles ont comme une corne sur les pieds et les jambes. J'imagine qu'elles ne sentent plus rien!
 
Nous avons toujours continué d'avancer, les nuages étaient toujours là et nous avons prié (je vous le jure!) pour que le soleil revienne vite nous sécher! En redescendant le col, les nuages se sont estompés et le vent nous a asséchés. Heureusement que nous portions tous des vêtements de plein-air!!! Les seules choses qui n'ont pas séchées, ce sont nos chaussettes et nos mitaines.
 
Nous sommes arrivés au "village" de Hucahuasi à 16h30. Il devait y avoir une dizaine de maisons éparpillées ici et là. Nous étions contents d'être arrivés et de ne plus voir de nuages à l'horizon. Il n'y avait eu aucune pluie ici, tout était sec. Par contre, le soleil était derrière les montagnes, donc il ne pouvait nous réchauffer...
Les guides ont monté les 2 tentes. Nous étions sur le terrain de la parenté de Santos.

 
Une jeune fille tressait avec un métier assise par terre, sur une peau de lama. Je la regardais, j'étais gelée, je grelottais, j'en avais le dos barré!!! Elle, avec sa jupe,  pieds nus...

 
On a demandé à entrer dans la maison pour se réchauffer près du feu dans la cuisine. Mais c'était très enfumé et difficile d'y respirer. On entendait des cochons d'Inde et des poules. Les lits étaient faits de piles de vieilles couvertures, de vêtements, de peaux d'animaux... On comprend maintenant pourquoi le guide ne nous recommandait pas de coucher chez l'habitant dans ces villages! En plus, il nous avait dit qu'il y avait des tiques dans les lits! Je n'ai pas de misère à le croire!

 
On se collait tous les 4, dehors, pendant que les guides préparaient de l'eau chaude pour nous faire un Mate de Coca et nous réchauffer. Ils ont peine à croire qu'on vive dans un pays nordique et qu'on gèle dans leur pays. On leur a expliqué que la différence c'est quand on a froid, on entre dans notre maison et c'est fini, il y a du chauffage partout. Ici, les calorifères sont inexistants...

Vers 18h15, le souper était prêt: du poulet mariné avec des légumes et du riz (toujours préparé par le resto de notre hôtel), ce fût délicieux, mais Sophie n'était pas à son meilleur, alors elle n'a pas trop mangé, même si elle avait faim, on lui a dit de se concentrer sur le riz blanc et le Maté de Coca. Le fait qu'elle était transie par le froid ne l'aidait pas. Mais on voulait garder notre linge de rechange (chaussettes surtout) pour le dodo, car on savait qu'une nuit froide ne ferait le bonheur de personne!
 
On a fait nos pipis dans une superbe toilette installée entre 3 murs dans le champ : un trou rempli de papiers de toilette.
 
Ma plus grande peur était que Sophie doive aller aux toilettes d'urgence pendant la nuit... On s'est couchés vers 19h. On était tellement bien au chaud dans nos sacs de couchage, avec nos chaussettes chaudes et nos pantalons de pyjamas!
 
Nous étions 4 dans une tente de 3. Donc, j'étais collée sur le bord humide de la tente. Le dos tout croche. Et j'ai finalement gelé toute la nuit, même avec ma tuque. J'ai dû m'endormir vers minuit, j'ai dormi 3 ou 4 heures, et je ne cessais de me dire: "L'important, c'est que mes filles dorment bien et ne soient pas malades!" Mon sommeil, mon confort, ce n'était pas important. J'ai donc passé la nuit à me mettre en boule pour me réchauffer et mes filles ont dormi commes des anges! Ouf!
 
Réveil vers 6h, après une nuit interminable, enfin! Le soleil a plongé sur nous vers 7h et nous a réchauffés. Il n'était pas question que je sorte dehors pour avoir plus froid que dans la tente! On a déjeuné vers 7h15: yogourt et céréales grano, maté de coca, fruits. Les guides ont plié la tente. Les enfants du village arrêtaient nous voir avant d'aller à l'école. Les femmes de la maison nous ont étalés leurs choses à vendre... bon, on a fait un effort un peu et on a acheté un lama et un mouton en laine que nous suspendrons dans notre arbre de Noël! 10 soles. 

 
Nous sommes repartis à 8h00, face au soleil! Aucun nuage en vue! Nos souliers étaient secs!
 
Un monsieur avec ses 2 cochons attelés marchait avec nous en direction du marché pour aller vendre ses bêtes au village voisin. Une petite fille qui s'en allait à l'école a marché main dans la main avec Steve...

 
On a pris moins de photos, nous avons donc marché plus rapidement. C'était de la descente dans un chemin carrossable, donc plus facile. Après 2 heures, nous sommes arrivés au point final de la randonnée: les bains thermaux! Yé!!! J'avais les pieds endoloris, alors nous avons relaxé dans les piscines où l'eau était orangée, mais chaude!

 
Elisabeth et son papa ont préparé une soupe pendant ce temps-là. On a bien insisté pour qu'elle mette ses pieds dans l'eau, mais elle était trop gênée. Il faisait un beau soleil, ça faisait du bien. Il y avait des touristes qui commençaient leur trek, on se disait que c'était une bien drôle d'idée que celle de commencer une excursion par la relaxation dans les bains thermaux!!!
 
Après la soupe aux nouilles et le pain, nous avons donné des fruits et des biscuits à Elisabeth et nous avons fait nos adieux, non pas sans larmes pour ma part! Le taxi nous a descendus au village.
Nous avons embarqué pour la 1ère fois dans un combi (mini-van pour 17 passagers!!!) et à 13h, nous sommes partis pour Calca, à 2 heures de route en lacets!!! Nous avions pris nos Gravol et tout s'est bien passé! Dodo pour les filles, même si nous étions 5 sur un siège pour 4. Les genoux coincés dans le siège en avant!!! L'inconfort total, d'ailleurs, j'ai pensé à faire un texte sur l'inconfort du voyageur... 

 
Arrivés à Calca, nous avons pris un taxi privé, ouf! pour se rendre à notre village. 1h30 de belle route!
 
Nous étions sales, pleins de poussière et de boue sur nos pantalons, mais heureux d'avoir vécu une si belle aventure!!!
 
Et c'est à partir d'aujourd'hui que j'adopte cette nouvelle citation:
 
"Pour réaliser ses rêves, il faut surmonter ses peurs!"
 
C'est bien vrai, car j'avais vraiment peur de faire cette excursion et finalement, j'y ai vécu mes plus grandes émotions du voyage!
Merci à Steve de me pousser toujours un peu plus loin! Je t'aime mon chum!

Publié à 14:51, le 2/05/2010, Lares
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